Radio2vie

3052011

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Un appel à l’angoisse par David Wilkerson

3052011

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Il est tout au sujet du Christ par Paul Washer

4052011

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Sortir de Sodome ! par David Wilkerson

3052011

Sortir de Sodome!

Par David Wilkerson

Sortir de Sodome ! par David Wilkerson david_wilkerson_idJ’ai une fois entendu un pasteur dire à son auditoire « L’Ancien Testament n’est pas pertinent pour notre époque. Il n’y a plus besoin de l’étudier encore. »

Combien il avait tort ! Une des raisons pour lesquelles j’aime lire l’Ancien Testament, c’est parce qu’il explique le Nouveau Testament avec des termes simples et clairs. Ses récits sont pleins de modèles, ombre des vérités éternelles, illustrés dans la vie pratique d’un peuple bien réel.

Par exemple, dans l’Ancien Testament, Israël est un type du chrétien et l’Égypte représente le monde. Et le parcours d’Israël dans le désert représente notre parcours spirituel en tant que chrétiens.

De même, le bois qui a guéri  les eaux de Mara est un type de la croix de Christ. Le rocher qui produisit de l’eau dans le désert est un type de notre Sauveur, qui fut frappé sur la croix.

En vérité, les Saintes Écritures établissent clairement que toutes les batailles du peuple d’Israël reflètent nos batailles spirituelles d’aujourd’hui. « Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » – 1 Corinthiens 10:11.

Même le tabernacle et ses accessoires sont des exemples des choses célestes : « image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle: Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.» (Hébreux 8:5).

Tous ces exemples de l’Ancien Testament sont sensés nous garder de tomber dans l’incrédulité, comme Israël l’a fait. L’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit : « Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance. »

En d’autres termes : « Étudier l’Ancien Testament, et apprendre au travers de l’exemple d’Israël à ne pas faire les mêmes erreurs qu’ils ont commises ! »

Quand je ne comprends pas une vérité du Nouveau Testament, je me tourne vers l’Ancien Testament pour la trouver illustrée d’une certaine manière. Par exemple, si je dis : « Je veux apprendre comment faire pour renverser les murailles spirituelles que le diable a pu construire dans ma vie », je me tournerai vers le récit de Josué pour voir comment les murs de Jéricho ont été renversés. La bataille réelle d’Israël contre ces murs me fournit une image et un modèle pour m’aider à comprendre comment je peux renverser tous les murs qui m’empêchent d’atteindre la plénitude en Christ.

De la même manière, si je veux apprendre comment triompher dans la prière, je me tournerai vers l’histoire de Jacob, et voir comment il a lutté avec l’ange.

Ou, si je veux apprendre comment garder l’onction en tant que pasteur je lirai ce qui concerne Samson, et j’étudierai comment il a perdu son onction.

Dans cette manière d’étudier, le récit de Sodome nous fournit un puissant exemple de la haine de Dieu pour le péché. L’apôtre Pierre écrit : « S’il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir.» (2 Pierre 2:6). Pierre veut dire : « Il y a un sens et un but dans ce que Dieu a fait à Sodome ».

Ses relations avec cette ville devrait être une leçon pour chaque société ! Considérons l’histoire de Sodome, pour y découvrir la vérité du Nouveau Testament qui y est illustrée.

Le Nouveau Testament Tourne Autour de ces Vérités :
Comment te Sortir de Sodome,
Comment Sortir Sodome de Toi
Comment Atteindre la Montagne,
Dans la Présence du Seigneur.

Dans Genèse 19 nous lisons l’histoire de Lot, qui était le neveu d’Abraham. L’apôtre Pierre décrit Lot comme étant un Juste (voir 2 Pierre 2:7-8) Pourtant Lot a vécu dans un endroit qu’il n’aurait jamais du habiter, dans la méchante Sodome !

Aujourd’hui encore, Sodome est associée avec tout ce qui est mauvais, violent, perverti et impie. Les péchés de la ville sont devenus si affreux et horribles, leur puanteur a atteint le ciel au point que Dieu dit : « Assez ! Le péché de cette ville est monté au ciel. Maintenant Je vais brûler Sodome jusqu’au sol ! » ( La signification de Sodome en hébreu est « roussi, brûlé. »)

Beaucoup aujourd’hui peuvent penser que Sodome est le type de nos grandes cités modernes et corrompues comme San Francisco avec son mouvement homosexuel militant au grand jour ou New Orleans et son carnaval occulte et démoniaque. Mais en vérité, pour trouver Sodome aujourd’hui, il faut seulement regarder dans nos propres cœurs.

Nous sommes tous nés avec la nature de Sodome – un cœur excessivement méchant et plein de mal :

 » Loin de là ! Dans le cœur, vous consommez des iniquités; Dans le pays, c’est la violence de vos mains que vous placez sur la balance » (Psaumes 58:2).

Proverbes 6:14: « La perversité est dans son cœur, il médite le mal en tout temps, il excite des querelles. »

Proverbes 6:8: « Le cœur qui médite des projets iniques, Les pieds qui se hâtent de courir au mal. »

Jésus lui-même affirme que cette nature de Sodome est en nous dès la naissance « Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l’homme » (Matthieu 15:19-20).

Malgré cette nature, Dieu a appelé Lot « juste ». Et pourtant, Lot avait un profond problème spirituel: Il était lié par une corde invisible à Sodome ! La mauvaise cité avait une prise dans son cœur. Et Lot ne pouvait pas s’en défaire, malgré le pourrissement continu de son âme: « Car ce juste, qui habitait au milieu d’eux, tourmentait journellement son âme juste à cause de ce qu’il voyait et entendait de leurs œuvres criminelles » (2 Pierre 2:8).

Lot avait beaucoup mieux à faire que de rester à Sodome. L’Ecriture dit: « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs » (Psaumes 1:1). Lot aurait dû décidé de lui même : « Ca suffit ! Il faut que je sorte de là, si je reste plus longtemps, cette injustice ambiante va avoir prise sur moi. Ca me coûtera mon âme » Mais il n’a jamais eu la volonté de s’en sortir.

Dieu avait déjà donné à Lot au moins une occasion de s’en aller. Dans Genèse 14, nous lisons qu’une armée confédérée de rois envahirent Sodome et Gomorre, pillant les villes et faisant prisonnier les gens. Lot et sa famille furent aussi capturés (voir Genèse 14:12).

Quand Abraham apprit cette attaque, il fit armer ses 318 serviteurs et fit poursuivre les envahisseurs. Et, par un miracle puissant de Dieu , il triompha de ces rois ennemis et récupéra tout: « Il ramena toutes les richesses; il ramena aussi Lot, son frère, avec ses biens, ainsi que les femmes et le peuple » (Genèse 14:16) .

Lot avait reçu une délivrance surnaturelle mais au lieu d’en profiter pour quitter la ville, il y retourna aussitôt.

Mon ami Leonard Ravenhill, le grand homme de Dieu prophétique, a écrit un livre appelé « Sodome n’avait aucune Bible ». C’est vrai, Sodome n’avait pas les Saintes Écritures, mais cette ville avait un des plus puissants messages jamais prêchés à l’humanité, et ce sermon, c’était Abraham, un homme de Dieu qui s’est tenu dans la justice.

Les gens de Sodome ont vu Abraham adorer, payer sa dîme et marcher humblement devant le Seigneur. Et quand il refusa de recevoir une récompense, c’était une remontrance pleine d’affection à leur méchant style de vie. Abraham n’accepta pas même un lacet de chaussure de Sodome ! (voir le verset 23).

L’exemple de cet homme de Dieu aurait du alerter Lot mais ce ne fut pas le cas. Lot continuait de refuser de s’en aller. Je me suis souvent demandé :« Pourquoi Lot n’est-il pas parti ? La Bible dit qu’il aimait Dieu. Son âme était en jeu. »

Je crois que Dieu souligne quelque chose pour nous ici : personne, pas même un saint prédicateur comme Abraham, ne peut nous faire sortir de Sodome, parce que la chair n’a aucun pouvoir en elle même pour permettre une délivrance parfaite et totale !

Je vois Lot comme un « type »
du croyant de l’Ancien Testament

Lot représente une sorte de chrétiens d’aujourd’hui. Ce croyant a reçu par la foi la justice appliquée à sa personne par Christ. Mais son âme est tourmentée par le péché qu’il voit à la fois dans la société et dans son propre cœur. Il sait qu’il aime Dieu. Mais quelque chose demeure dans son âme – peut-être une vieille habitude ou des mauvaises pensées persistantes.

La loi de Dieu lui dit: « Débarrasse-toi de tout péché pesant qui t’assaille ».« Le salaire du péché, c’est la mort » En fait, la loi de Dieu exige une obéissance permanente pour le croyant, et en même temps, elle condamne continuellement son cœur. Chaque fois qu’il échoue, elle crie: « Coupable! »

Ce chrétien sait qu’il est impuissant pour marcher en dehors de son péché. Il a promis à Dieu maintes et maintes fois qu’il ferait mieux. Mais il retombe toujours dans l’iniquité. Et il finit par éclater en sanglots en disant : « Je suis complètement esclave. Je n’ai aucun pouvoir pour surmonter mon péché. » Il ne peut pas sortir de lui-même de Sodome.

Sous l’Ancienne Alliance, l’obéissance absolue était exigée. La loi divine n’avait aucun tolérance, même pour la plus légère transgression. En termes clairs: « l’âme qui pêche, c’est celle qui mourra » (Ezechiel 18:4).

Ces commandements étaient clairement établis, décrivant l’obéissance parfaite réclamée par Dieu. Et la loi ne trouvait ainsi aucun appui dans la chair pour une telle obéissance. L’homme ne trouvait en lui-même absolument aucune capacité pour observer les exigences de la loi de Dieu.

Paul a appelé la loi « …un joug sur le cou, que ni nos pères, ni nous-mêmes ne pouvons porter (Actes 15:10).

Paul décrit aussi la loi comme un « …maître d’école pour nous amener jusqu’à Christ, afin que nous puissions être justifiés par la foi » (Galates3:24). La loi dévoile nos cœurs, révèle notre faible volonté, montre que nous sommes comme des bébés sans force, ayant besoin d’un Sauveur.

Vous pouvez alors vous demander: « Pourquoi Dieu exige-t-il de nous une obéissance parfaite et ne nous fournit aucun moyen de la respecter ? » La Bible le montre clairement: Dieu doit nous amener jusqu’à l’endroit où nous réaliserons que nous n’avons aucun pouvoir pour échapper à notre péché!

Il a fallu quatre cent années d’affliction et d’épreuve au peuple d’Israël pour qu’il apprenne qu’il ne pouvait pas se délivrer lui même. Ils ne pourraient pas se débarrasser eux-mêmes de leur maître qui les tenait en esclavage par leurs propres moyens. Il leur fallait un libérateur, un Dieu Sauveur qui descendrait les aider et les conduirait hors de l’esclavage.

Et il fallut des siècles (jusqu’au temps de Zacharie) pour qu’Israël reconnaisse son besoin d’un rédempteur. Ils furent enfin convaincus qu’ils avaient besoin d’un sauveur qui sera  » une muraille de feu tout autour, et je serai sa gloire au milieu d’elle. » Zacharie 2:5). Dieu lui-même serait le feu tout autour d’eux et la gloire en eux-mêmes !

Il y a encore beaucoup de chrétiens de nos jours qui n’ont pas encore appris cette leçon. Ils vivent sous la loi – luttant dans leur chair, faisant des promesses à Dieu, essayant d’obtenir la liberté de leur péché. Ils se réveillent chaque jour en disant : « C’est le jour, Seigneur ! Je vais trouver la force et la volonté de casser mes chaînes. Avec juste un petit effort supplémentaire, je serai libre! »

Non ! Cela n’arrivera jamais! Cela ne fera qu’augmenter le sentiment de culpabilité. La loi a pour seul et unique but de les conduire à la croix, pour reconnaître leur impuissance et leur besoin d’un Rédempteur.

Peut-être que vous êtes là, bien tranquilles en train de vous dire : « Ce message ne s’applique pas à moi, je n’ai aucune lutte avec le péché. Je ne suis pas impliqué dans des relations coupables, ni dans l’adultère, je ne bois pas, je ne fume pas. Gloire à Dieu, il n’y a rien de Sodome en moi ! »

Vous ne pouvez pas être dans une plus grande erreur ! Jacques écrit : « Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise » (Jacques 1:14). Nous sommes tous attirés par notre convoitise, chacun de nous, sans aucune exception !

Jacques ajoute ensuite:  » Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché » (Jacques 1:15). Il parle ici du processus de la naissance. Dans chacun de nos cœurs, il y a comme une matrice du péché, et chaque faute que nous commettons est née de cette matrice. De même qu’il n’existe pas deux bébés qui se ressemblent, aucun péché n’est semblable à un autre. Chaque personne produit ses propres péchés. Avec les années, certains chrétiens cohabitent confortablement avec leur péché caché. Comme Lot, ils sont aveuglés sur leur état et le prennent trop « à la légère. »

Je pense à de nombreux exemples au sein même du corps de Christ: Nous minimisons le péché qui consiste à chercher les louanges des autres. Nous minimisons le péché de convoiter une place, une position. Nous minimisons le péché d’orgueil quant à nos racines spirituelles, notre connaissance biblique, notre vie de prière. Nous pouvons nous voir nous-mêmes comme humbles, bons, capables d’être enseignés mais sans être vraiment ce que nous pensons être.

Dieu ne prend aucun de nos péchés légèrement. J’ai appris cela moi même à rude école. Aujourd’hui, lorsque je regarde en arrière sur presque cinquante années de ministère, j’ai par le passé été trompé par le péché de fierté et d’orgueil. Je me souviens que lors d’une certaine conférence pour pasteurs, je pensai :  « Le Seigneur m’a béni d’une révélation tellement grande. Je ne suis impressionné par aucun des « grands noms » qui sont ici. Dieu m’a mis à part dès le sein de ma mère pour être un prédicateur oint. »

Peu de temps après, je suis tombé sous les feux de la rampe du Saint-Esprit et ses projecteurs ont éclairé mon orgueil. Si je ne m’étais pas accroché à l’exhortation de Paul de laisser les choses du passé en arrière, je serai tombé dans un profond désespoir. Mais Dieu a eu pitié de moi. Je remercie le Seigneur pour sa miséricorde et sa patience envers moi, à cette époque et aujourd’hui.

Aujourd’hui, le cri de mon cœur, c’est: « Seigneur, je sais que je ne suis pas l’humble, et modeste pasteur que j’ai toujours pensé être. J’ai été arrogant, trop assuré, dirigiste. Maintenant je réalise que toute onction que je puis avoir, c’est à cause de ton tendre amour pour moi. »

Mes fautes peuvent être différentes des vôtres,
mais je crois qu’il y a trois choses que nous devons tous faire,
si nous devons être délivrés de Sodome:

1. Nous devons prendre au sérieux la Parole de Dieu qui veut consumer en nous tout ce qui appartient à Sodome.

« Et l’Éternel dit: Le cri contre Sodome et Gomorrhe s’est accru, et leur péché est énorme.» (Genèse 18:20)

Nous aimons tous entendre parler de la miséricorde de Dieu, de sa grâce et de sa patience. Mais nous avons du mal à réaliser le fait que dans un avenir proche, il va venir pour lutter contre tout ce qui est de Sodome !

Dieu a révélé sa nature à Moïse de la manière suivante : « Et l’Éternel passa devant lui, et s’écria: L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération! » (Exode 34:6-7).

Dieu dit :  «Je ne tiendrai point le coupable pour innocent »  Le Seigneur voulait dire : « Je ne favoriserai pas le péché! Oui, je suis miséricordieux et lent à la colère. Mais le temps vient où ma patience à l’égard de vos péchés va se terminer. C’est le moment où Sodome va brûler. »

Cet avertissement fut donné à Lot. Deux anges vinrent à lui, disant: « Sors rapidement, Lot, avant que vous ne soyez consumés avec l’iniquité!  »

« …Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles sinon tu vas être consumé dans l’iniquité de la ville (Genèse 19:15).

Nous savons que Lot n’a pas pris cet avertissement au sérieux. En fait, il dormait si profondément le matin suivant que les anges durent le réveiller. Les gendres de Lot ont pu penser : « s’il croyait réellement dans ce message, il devrait être sur la route à l’heure qu’il est. Mais il est là. S’il ne croit pas à cet avertissement, pourquoi nous, y croirions-nous ? » Cela devrait nous servir de leçon à tous ! Nous pouvons parler et témoigner du retour de Jésus, mais si nous ne vivons pas comme si Christ était sur le point de revenir, personne ne nous croira.

Moi, aujourd’hui, je crois dans ce qu’on peut appeler des  » ultimatums divins. » Ils se produisent quand le Saint-Esprit sait que ton péché est sur le point de te conduire à la ruine. Avant que ton péché secret ne te dévore complètement dans une immense flamme, le Seigneur vient à toi et te dit : « Je suis le Dieu de grâce, et je veux te sortir de là. Maintenant, détourne-toi de ton péché et obéis à ma Parole. »

On trouve de ces ultimatums à travers toute la Bible. Par exemple, le livre des Actes des Apôtres nous montre comment Ananias et Saphira furent avertis de ne pas attrister le Saint-Esprit en lui mentant. Mais ils le firent malgré tout et tombèrent morts (voir Actes 5). De la même manière, Paul avertit de ne pas attrister le Saint-Esprit :  « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption.» (Ephésiens 4:30).

Peu importe combien de temps vous priez ou jeûnez, ou combien vous êtes fidèle en faisant l’œuvre de Dieu, si vous n’admettez pas que votre péché se conçoit dans votre propre nature (et si vous ne croyez pas cela, Dieu se chargera sérieusement de vous le montrer), vous vous trompez.

2. Vous devez arrêter de « traiter » avec votre péché !

Le jour de se décider vint enfin pour Lot. Une foule sauvage d’hommes de Sodome entoura sa maison, se massa devant la porte en criant des obscénités. Ils exigeaient de Lot qu’il leur livre les deux anges pour pouvoir les violer. » Ils appelèrent Lot, et lui dirent: Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions. » (Genèse 19:5).

Ce fut une scène horrible. La réaction de Lot fut d’essayer « d’établir un traité en urgence » avec les hommes. On sait que Lot était un juge dans la ville, selon l’expression « il s’asseyait aux portes de la ville ». Il avait une réputation à préserver. Il tenta de raisonner avec la foule. Il en arriva même à les appeler « frères », prouvant par là combien il avait pris le péché de Sodome à la légère.

« Et il dit: Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal! Voici, j’ai deux filles qui n’ont point connu d’homme; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu’il vous plaira. Seulement, ne faites rien à ces hommes puisqu’ils sont venus à l’ombre de mon toit. » (Genèse 19:7-8)

Un théologien a écrit que Lot savait que ces hommes ne feraient pas de mal à ses filles, parce qu’ils étaient homosexuels. Peut-être Lot se disait-il en lui même :  « Ces hommes sont des homosexuels cherchant à assouvir leur passion impure. Ils ne sont pas dangereux pour les femmes. Si je livre mes filles maintenant, elles reviendront saines et sauves demain matin. »

Quelle folie ! Même si c’était vrai, Lot aura ainsi tenté de remplacer un péché par un autre. Mais c’est impossible de négocier avec l’impureté. Quand vous essayez de lui fixer des limites, elle les brise toujours, violant toutes les frontières.

Lot nous donne ici un exemple de ce qu’un péché occulté et pris à la légère peut faire à un homme juste. Il a été complètement trompé. Son péché a produit en lui un état tellement dangereux qu’il aurait pu donner n’importe quoi pour sauver la face, y compris la famille qu’il aimait. Il a probablement pensé : « Si ça marche, je sauve et mes filles et ma réputation. Tout rentrera dans l’ordre. La vie dans Sodome n’est pas aussi terrible, après tout. »

Cet homme n’était pas préparé à affronter la réalité ! Il jouait avec le moment où il fallait se décider, tentant de négocier et d’obtenir un délai pour la délivrance de Dieu dans sa vie. Mes bien aimés, c’est là l’attitude de nombreux chrétiens de notre époque ! Il se persuadent eux-mêmes : « Mon Dieu est un Dieu de miséricorde, il m’a délivré de mon péché et il m’en délivrera encore. »

Non! Dieu te dit dans ce récit : «  Ne tarde plus ! N’échange pas un petit péché contre un grand péché ! Tout doit disparaître !

3. Lot n’est jamais sorti de Sodome de lui même !

Lot serait mort dans l’hécatombe, si Dieu n’avait fait de son salut une affaire personnelle. Le Seigneur a littéralement saisi Lot et sa famille et les a tirés hors de la ville: « Et comme il tardait, les hommes le saisirent par la main, lui, sa femme et ses deux filles, car l’Éternel voulait l’épargner; ils l’emmenèrent, et le laissèrent hors de la ville »  (Genèse 19:16).

Quelle merveilleuse image de la grâce de notre Seigneur dans la Nouvelle Alliance ! Tandis que Lot s’attardait à la limite de la ruine, avec absolument aucune force ni volonté pour s’en sortir de lui-même, Dieu a pris en main cet homme confus, trompé et lié par le péché pour le conduire en lieu sûr. Il semblait dire à Lot : « Je t’aime, je ne vais pas te laisser mourir dans ce fléau. Tu es un homme qui est juste, Lot, je t’ai averti. Maintenant, viens ! »

« Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. (Romains 5:6) ». La signification littérale de « sans force » ici est « sans aptitude ou sans volonté. » Dieu dit qu’il est prêt à agir à notre place parce que nous n’avons rien à donner !

Le Seigneur avait une directive de plus pour Lot: « Après les avoir fait sortir, l’un d’eux dit: Sauve-toi, pour ta vie; ne regarde pas derrière toi, et ne t’arrête pas dans toute la plaine; sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses. »  La montagne représente ici la présence de Dieu, un endroit où l’on est seul avec lui.

Nous voyons cette image répétée à travers toute l’Écriture : c’est sur une montagne que Moïse fut touché par le Dieu de Gloire, que Christ fut transfiguré devant ses disciples. Toutes ces choses arrivèrent sur une montagne. « L’Éternel est grand, il est l’objet de toutes les louanges, dans la ville de notre Dieu, sur sa montagne sainte.» (Psaumes 48:1).

« Des peuples s’y rendront en foule, et diront: Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, àla maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers» (Esaïe 2:3). Le message ici c’est: « Quand Dieu te délivre par la foi dans ses promesses, cours directement à la montagne de sa sainteté! »

Mais encore une fois, Lot ne voulut pas courir à la montagne de la sainteté de Dieu. Il disait : «…je ne puis me sauver à la montagne, avant que le désastre m’atteigne, et je périrai.» (Genèse 19:19).  Au lieu de cela, il demanda à Dieu la permission de faire un détour à Tsoar.

Dieu le lui permit. Finalement, Lot se rendit sur la montagne, mais là, il lui arriva quelque chose de pire que Sodome. Lot s’enivra et fut séduit par ses deux filles, qui furent enceintes par un acte incestueux. Quelle tableau tragique ! Cela est arrivé, parce que Lot, bien que délivré, ne courut pas à la plénitude de Dieu.

C’est le modèle de l’Ancien Testament,
maintenant laissez-moi vous montrer
la vérité contenue à ce sujet dans le Nouveau Testament.

Je crois le passage suivant révèle comment Dieu nous délivre de Sodome :

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise» (2 Pierre 1:3-4). 

Dieu vient à nous dans notre état où nous sommes, trompés et liés avec de merveilleuses promesses d’une délivrance complète et entière. Il dit: « Je m’engage à vous délivrer et vous garder hors de l’iniquité. Et je vous donnerai un cœur pour m’obéir. Maintenant, laissez mes promesses se saisir de vous! »

Quelle vérité qui libère merveilleusement ! Nous sommes conduits hors de notre péché tandis que nous nous saisissons des promesses de Dieu. Réfléchissez un instant :Pierre dit des croyants auxquels il s’adresse qu’ils avaient échappé à « la corruption qui existe dans le monde par la convoitise » Comment ces croyants avaient-ils échappé au péché ? Ils avaient reçu le pouvoir divin, la vie et la piété, au travers de leur foi dans les promesses de Dieu.

Vous les saints, votre père veut vous faire connaître la plénitude de la joie en Christ. Et cette joie éclatera seulement si vous êtes libérés du pouvoir du péché. Alors, permettez au Saint-Esprit d’aller jusqu’à la matrice des péchés et enlever tout ce qui ne ressemble pas à Christ. Priez le Seigneur pour cela dès maintenant :

« Père ! Je suis d’accord avec toi en ce qui concerne mon péché. La puanteur de mes compromis a atteint ton ciel. Je reconnais l’urgence de la situation. Seigneur, je reçois ton ultimatum divin donné avec amour. Je dépose toute chose devant toi. Mets le feu à tout ce qui est méchant en moi. Fais que tes promesses prennent possession de mon cœur. Conduis-moi sur la montagne de ta sainteté ! »

Référence: Message prêché le 13 octobre 1997 à l’église Time Square Church, New York, Etats-Unis

Source: World Challenge, P. O. Box 260, Lindale, TX 75771, Etats-Unis.




Ludovic Rougé L’Amour

3052011

http://www.youtube.com/watch?v=M1ikL3P4y4Q




Shora Kuetu La croix

3052011

http://www.youtube.com/watch?v=puP7YALjl5E




Un appel à l’angoisse par David Wilkerson

3052011

Un Appel à l’Angoisse

Par David Wilkerson

Un appel à l'angoisse par David Wilkerson david_wilkerson_idVoulez-vous ouvrir vos bibles au 1er chapitre du livre de Néhémie, s’il vous plaît? Néhémie, chapitre 1er. Merci de laisser vos bibles ouvertes sur vos tablettes, nous y reviendrons dans le cours de mon message, ce soir.

 

Ce serait pour moi difficile de prêcher ceci si… je devais me fier à ma propre chair qui me dit que je… je prêche trop de messages durs. Il y a eu des moments dans le passé où j’ai dit au Seigneur : « Seigneur, ne peux-Tu pas me donner un message joyeux?« …

 

(David Wilkerson a la voix qui se serre, tout ému)

 

Seigneur, je ne peux pas… Je suis trop âgé pour jouer, pour perdre du temps en absurdités, et je suis fatigué des rhétoriques, des rhétoriques qui n’ont aucun sens, et qui ne changent jamais rien. Seigneur, aide-moi seulement. Aide-moi.

 

Les amis, je suis fatigué d’entendre parler de réveil. Je suis fatigué d’entendre parler du renouveau, de l’effusion du Saint-Esprit dans les derniers jours. J’ai entendu cette rhétorique pendant cinquante ans. C’est juste de la rhétorique. Cela n’a pas le moindre sens. Je suis fatigué d’entendre parler des gens dans l’Eglise qui disent qu’ils veulent que leurs bien-aimés soient sauvés. Je suis fatigué d’entendre les gens dire : « Je me fais du souci pour mon mariage en crise » quand ce ne sont que des mots. C’est de la rhétorique. Je ne veux plus entendre les discours qui décrivent à quel point l’Amérique est devenue immorale, combien la société est devenue impie, combien les affaires sont devenues corrompues. Je suis fatigué d’entendre dire que l’islam est en train de prendre le contrôle et que les chrétiens perdent de leur puissance; à quel point l’Eglise est devenue morte, car cela, c’est aussi de la rhétorique – cela n’a aucun sens.

 

A bas toutes nos conférences sur le mode « comment faire ceci ou faire cela », parce qu’elles n’accomplissent rien – comment faire face à telle chose; comment construire une plus grande église; comment toucher les perdus; comment améliorer les talents de vos chrétiens; et comment avoir un impact sur le monde dans cette époque d’ordinateurs.

 

Quand j’observe toute la scène religieuse d’aujourd’hui, tout ce que je vois, ce sont des inventions et des ministères humains et charnels. Et je vois davantage le monde rentrer dans l’Eglise et avoir un impact sur l’Eglise, que l’Eglise avoir un impact sur le monde. Je vois que la musique prend le contrôle de la Maison de Dieu. Je vois les distractions envahir la Maison de Dieu, et l’obsession pour les divertissements dans la Maison de Dieu, une hantise pour la correction et une hantise pour les réprimandes. Personne ne veut plus en entendre parler! Dites-moi donc, combien d’églises avez-vous visitées récemment, combien d’églises connaissez-vous où, lorsque vous y pénétrez, le Saint-Esprit agit de façon si forte que chacun de vos péchés est ramené devant vos yeux, par la grâce pleine d’amour de Dieu? A quand remonte la dernière fois où vous avez été à l’église et où vous avez vu les jeunes sous une telle conviction de péché parce que le peuple de Dieu a eu le visage contre terre? et qu’il y a un tel fardeau, qu’il y a une telle agonie que les jeunes gens tombent sur leur face, invoquant Dieu, parce que des chrétiens ont réclamé au Seigneur qu’Il répande du ciel la conviction du péché? Dans combien d’églises avez-vous été dernièrement où vous avez entendu une parole venant de la chaire, une parole qui brûlait si fort dans votre âme que vous saviez qu’elle venait du cœur de Dieu? J’espère que vous l’entendez ici.

 

Qu’est-il donc arrivé à l’angoisse dans la Maison de Dieu? Qu’est-il donc arrivé à l’angoisse dans le ministère pour que vous n’en entendiez pas parler dans cette époque où l’on vit aux petits soins? Vous n’en entendez pas parler.

 

L’angoisse signifie douleur extrême, détresse; l’émotion est si vive qu’elle devient douloureuse, aiguisée; c’est une douleur intérieure profondément ressentie à cause de votre condition, des conditions en vous et autour de vous. L’angoisse… Une profonde douleur et le chagrin… Et l’agonie du cœur de Dieu.

 

Nous nous sommes cramponnés à notre rhétorique religieuse et à tous nos discours sur le réveil, mais nous sommes devenus si passifs que nos soi-disant réveils, nos émois ne sont que de très courte durée. Et lorsque les réveils et les renouveaux de courte durée viennent de la main de Dieu, ils sont de si courte durée. Et dans ces moments, nous promettons à Dieu que nous ne retournerons plus jamais à notre passivité. Il se passe à peine quelques semaines ou quelques mois et nous retombons, et cette fois, nous retombons plus bas encore dans la passivité qu’au départ! Je parle par expérience! Et nous disons : « Cette fois, Dieu, c’est pour la vie que Tu m’as touché. Je ne serai plus jamais le même! » C’est comme un feu d’artifice : une forte explosion, beaucoup de bruit, et ensuite ça s’éteint! (David Wilkerson crie).

 

Toute passion véritable pour Christ naît de l’angoisse. Toute passion véritable pour Christ est issue d’un baptême d’angoisse. Si vous cherchez dans les Ecritures, vous trouverez que lorsque Dieu est déterminé à restaurer une situation en ruines, Il va Se chercher un homme de prière, et Il le fait descendre dans les eaux de l’angoisse. Il lui partage Sa propre angoisse par rapport à ce qu’Il voit survenir dans Son Eglise et dans Son peuple, et Il se trouvera un homme de prière et Il prendra cet homme et le baptisera littéralement dans l’angoisse.

 

Vous trouvez ceci dans le livre de Néhémie : Jérusalem est en ruines. C’était le centre d’intérêt de Dieu sur la terre en ce temps-là, la ville sainte, et elle est complètement dévastée, et elle est remplie d’iniquité : des mariages mixtes avec les païens; ils asservissaient leur propre peuple, en faisant des pauvres des esclaves. La Maison de Dieu était polluée par des souillures. Le grand sacrificateur était soudoyé par Tobija, un vaurien païen. Et comment donc Dieu va-t-Il prendre en main pareille situation? Comment donc Dieu va-t-Il restaurer les ruines? Comment fait-Il? Que fait-Il? (David Wilkerson élève la voix).

 

Voyez-vous, nous faisons face à une situation similaire sauf que la nôtre est mille fois pire. Nous sommes à l’époque où les hommes, selon les prophéties de Jésus, avanceront toujours plus dans le mal. C’est exactement ce qui arrive aujourd’hui. L’Eglise est paralysée par toutes sortes d’échecs : agressions d’enfants, incestes, adultères,… Nous avons une nation, un pays « chrétien » qui est inondé de films pornographiques, à tel point que le monde entier en rougit. Et maintenant, selon le New York Times, il y a un nouveau film qui vient du Festival de Cannes et qui est sur le point d’atteindre les côtes des Etats-Unis, dans lequel sont montrés des enfants de 13-14 ans ayant toutes sortes de relations sexuelles indicibles avec des adultes! Et ils ont dit au Festival de Cannes que c’est pour eux un sujet de gloire! Non seulement nous avons enlevé l’enveloppe, mais nous avons franchi la limite! Et l’Amérique approuve maintenant cela! (David Wilkerson crie son indignation).

 

La ruine et le chaos moral corrompent aussi la Maison de Dieu. Comment expliqueriez-vous sinon qu’il se trouve des multitudes de chrétiens qui rentrent chez eux et regardent HBO, une émission que je n’ai jamais vue – je n’ai pas la télévision – mais je l’ai lu dans le journal d’aujourd’hui, dans le New York Times, une émission qui s’intitule « Les Sopranos ». Il s’agit d’une histoire de mafia : il n’y a que des meurtres, des assassinats et du sexe. Des escroqueries, des mensonges ! La mafia ! Et des millions de chrétiens maintenant, aux Etats-Unis, se réunissent pour parler du prochain épisode, et ils en sont devenus dépendants. Dépendants! Pour certains d’entre vous qui êtes maintenant même en train de m’écouter, c’est là votre émission favorie. Ne riez pas! C’est une question de vie ou de mort ! Êtes-vous venu ici ce soir, avez-vous levé les mains et chanté des chants et passé un bon moment, tout en sachant que vous regardez ce film?

 

Je crois à l’amour de Dieu. J’ai prêché la miséricorde, la grâce et l’amour, l’amour venant de l’alliance. Je crois à la prédication de la bonté et de la patience de Christ. Mais des multitudes aujourd’hui sont en train d’être saturées par des sermons qui disent : « Tout est en ordre, tout va bien » ! Et vous avez des gens maintenant qui sont en train de changer la grâce de Dieu en dissolution. Nous sommes devenus comme les enfants d’Israël qui disaient les bonnes paroles. Mais voici ce que Dieu a dit : « J’ai entendu les paroles que ce peuple t’a adressées: tout ce qu’ils ont dit est bien. Oh! s’ils avaient toujours ce même cœur pour Me craindre et pour observer tous Mes commandements, afin qu’ils fussent heureux à jamais, eux et leurs enfants! » (Deutéronome 5:28-29). Oh! vous dites de bonnes paroles, vous chantez les bons chants, mais votre cœur n’est pas droit ! (David Wilkerson crie.)

 

Néhémie, chapitre 1, versets 1 à 3: « Paroles de Néhémie, fils de Hacalia. Au mois de Kisleu, la vingtième année, comme j’étais à Suse, dans la capitale, Hanani, l’un de mes frères, et quelques hommes arrivèrent de Juda. Je les questionnai au sujet des Juifs réchappés qui étaient restés de la captivité, et au sujet de Jérusalem. Ils me répondirent : Ceux qui sont restés de la captivité sont là dans la province, au comble du malheur et de l’opprobre; les murailles de Jérusalem sont en ruines, et ses portes sont consumées par le feu. » (Néhémie 1:1-3).

Voici la nouvelle qui fut rapportée à Néhémie par une délégation venant de la ville en ruines de Jérusalem : « Jérusalem est dévastée, la muraille est dévastée. Tout est en ruines, complètement en ruines. » Maintenant, ces hommes, je suis certain qu’ils étaient des hommes pieux, mais ils n’avaient pas la moindre idée de ce que Dieu allait faire. Et tout ce qu’ils pouvaient voir, c’étaient les ruines, la dévastation, le désespoir et la détresse.

 

Verset 4: « Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux. » (Néhémie 1:4).

Voyez-vous, quand Dieu a trouvé un homme de prière, Il le plonge dans les eaux du baptême de l’angoisse. Cet homme descend dans l’angoisse !

 

Et au verset 6: « Ecoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. » (Néhémie 1:6).

 

Ecoutez ceci, mes amis, Néhémie n’était pas un prédicateur, c’était un homme de prière, il était échanson du roi; il vivait dans le confort, il vivait dans la royauté, il avait des serviteurs pour ainsi dire. Mais c’était un homme de prière. Et Dieu a trouvé un homme qui n’a pas seulement eu une émotion passagère, quelque soudain sursaut de préoccupation et qui ensuite le laisse s’éteindre. Il a dit : « Non, je tombai dans la désolation, et je pleurai, et je m’affligeai, et je jeûnai. Et ensuite, je commençai à prier jour et nuit. » Quand j’entendis la nouvelle, je pleurai.

 

Pourquoi son frère Hanani, pourquoi ces autres hommes – parce que plus tard Hanani allait être nommé gouverneur de la ville – pourquoi n’avaient-ils pas obtenu de réponse? Pourquoi Dieu ne les a-t-Il pas utilisés dans la restauration, pourquoi n’avaient-ils eu aucune parole? Parce qu’il n’y avait pas eu chez eux le moindre signe d’angoisse ! Pas de larmes; pas une seule parole de prière ! Rien que des ruines, c’était tout ce qu’ils voyaient. Est-ce que cela ne vous fait rien du tout qu’aujourd’hui la Jérusalem spirituelle de Dieu, l’Eglise, ait épousé le monde? qu’il y ait une telle indifférence en train d’envahir le pays?

 

Il y a tant de personnes de ma connaissance qui étaient des amis à moi et que je vois tomber, l’une après l’autre, maris et femmes, dans une telle passivité. Elles se rendent dans des églises où elles peuvent trouver des messages légers, ne voulant plus entendre parler de ce qui touche à la colère, à la correction ! Certaines d’entre elles étaient mes amis les plus proches ! Je les vois tomber sur les côtés de l’allée. Cela ne vous fait-il rien? Plus proche de vous, n’êtes-vous pas préoccupés par la Jérusalem qui se trouve dans vos propres cœurs, le signe indiquant la ruine qui lentement dessèche la puissance spirituelle et la passion? l’aveuglement par rapport à la tiédeur, par rapport au mélange qui pénètre à l’intérieur? Voyez-vous, lorsque l’aveuglement spirituel vient, très peu le reconnaissent. C’est la dernière chose de reconnaissable qui survient à un enfant de Dieu.

 

Si moi, en tant que pasteur, je vous connaissais personnellement et que je veillais sur votre vie et qu’en tant qu’un des pasteurs de l’église, je venais vous dire : « Je vous aime, mais je dois vous dire la vérité. Vous êtes en train de changer. Vous n’êtes plus ce que vous étiez autrefois. Il y a quelque chose du monde qui est rentrée dans votre cœur. Je ne sais pas si c’est la télévision, je ne sais pas la chose qui possède votre cœur, mais je vois des changements en vous. Je ne vois pas le brisement, je ne vois pas la compassion qu’autrefois vous aviez pour votre famille. Je ne vois pas que vous vous souciez de vos bien-aimés qui ne sont pas sauvés. Vous êtes en train de changer. Petit à petit, quelque chose vous attire », est-ce que cela vous amènerait sur vos genoux, le fait que le Seigneur mette soudainement devant vos yeux la ruine dont vous n’aviez même pas conscience? Et pour vous dire la vérité, oui, je rends grâce à Dieu pour l’onction et les chants de ce soir, je rends grâce à Dieu pour la louange qui a jailli de si nombreux cœurs sanctifiés vivant dans l’alliance avec le Seigneur, mais la vérité et la grande question sont que, en toute honnêteté, il se trouve parmi nous une multitude qui est en train de changer et ils ne le savent pas ! Vous avez perdu votre feu.

 

Voyez-vous, lorsque vous lisez le livre de Josué, vous voyez que c’est presque un livre d’échec parce qu’ils ont perdu leur amour, ils ont perdu leur feu. C’est précisément ce que le diable veut faire, c’est de vous enlever le feu et de l’étouffer, de sorte que vous ne vous consacrerez plus au travail d’enfantement dans la prière, vous ne vous tiendrez plus à genoux devant Dieu. Vous vous contentez juste de vous asseoir pour regarder la télévision et vous irez finalement en enfer ! (David Wilkerson crie.)

 

Hum. Laissez-moi vous poser une question : est-ce que ce que je viens juste de dire vous a convaincus, ou pas du tout? Est-ce que vous allez simplement laisser le message entrer par une oreille et sortir par l’autre? Lorsqu’un pasteur vous dit maintenant même : « Hé, je ne sais pas qui vous êtes, mais le Saint-Esprit me parle, vous êtes en train de changer. Petit à petit, vous perdez l’amour de Dieu, l’amour de Christ – petit à petit, ces choses rendent les gens immoraux », mes amis, pourquoi pensez-vous que vos pasteurs élèvent la voix contre la télévision? Pensez-vous que nous y trouvons un quelconque plaisir venant de la chair? Je n’éprouve aucun plaisir à entendre quelqu’un me dire : « J’ai entendu votre message et je me suis débarrassé de mon téléviseur. » Cela ne me procure aucun plaisir, cela ne me procure aucun plaisir en tant que pasteur. Nous vous avons donné un avertissement parce que nous veillons sur vos âmes. Ces choses, je ne sais pas d’où elles viennent, de votre lieu de travail ou d’ailleurs, ces choses rampent sournoisement et soudain elles pénètrent dans Jérusalem, car la muraille est détruite ! Et la ruine s’installe. (David Wilkerson crie.)

 

Cela ne vous fait-il réellement rien que vos bien-aimés soient en train de mourir et que nous nous approchions de plus en plus de la fin? Est-ce que vous vous en souciez réellement? Ils peuvent mourir et aller en enfer, en dépit du fait que vous soyez amoureux de Jésus ! Où est l’angoisse? Où sont les larmes? Où sont les gémissements? Où sont les temps de jeûne? Combien d’entre vous avez jeûné, prié, le cœur brisé devant le Seigneur? Je parle de l’Eglise de Jésus-Christ en général. Où sont les gens qui se réveillent en plein milieu de la nuit? Voyez-vous, Néhémie a dit : « Je priai jour et nuit. » Où sont les confessions de vos péchés et ceux de vos enfants ? Où sont les confessions des péchés de vos enfants devant le Seigneur ou des péchés de votre conjoint devant le Seigneur? Parce que c’est exactement ce que Néhémie fait : il confesse ses péchés et les péchés de Son peuple, et ensuite il dit : « Nous avons péché. J’ai péché. » Puis il dit : « Nous avons péché. »

 

Lorsque Néhémie a eu écho des ruines et de la destruction de Jérusalem, il n’a pas demandé pourquoi – pourquoi un Dieu saint et juste a-t-Il permis que Sa ville tombe en ruine? pourquoi y a-t-il eu tant de gens dispersés? pourquoi y a-t-il eu tant de gens tués et assassinés? Il n’a pas posé les questions que nous posons en Amérique aujourd’hui : pourquoi Dieu a-t-Il permis que les Tours jumelles tombent et que plus de 2000 personnes périssent dans le crash? Comment un Dieu d’amour peut-Il permettre cela?

 

Mes amis, je vous partage ce que le pasteur Carter a dit aujourd’hui : j’éprouve une sainte colère qui monte dans mon cœur quand j’entends parler des prédicateurs à la télévision ou à la radio. Ecoutez ce qu’ils ont dit à la télévision : « Oh! Dieu n’avait rien à voir avec çà. Dieu n’avait rien à voir avec çà. Ne le mettez pas sur le compte de Dieu ! » Mais allez donc dans Daniel 9 et je veux vous dire une fois pour toutes que c’était Dieu qui a permis que l’Amérique se réveille. Dieu ne l’a pas fait, Il n’a pas arrêté le plan de l’ennemi parce qu’Il avait un but plus élevé, parce qu’Il aime l’Amérique qui était en train de glisser vers l’enfer éternel ! Je vais baisser le ton sinon vous allez croire que je suis en colère.

 

Daniel 9, verset 5: « Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité ? » Pourriez-vous dire la même chose à propos de l’Amérique ? « Et nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de Tes commandements et de Tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté Tes serviteurs, les prophètes, qui ont parlé en Ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, et à tout le peuple du pays. » (Daniel 9:6). Autrement dit, le gouvernement avait été averti par des hommes justes.

 

« A Toi, Seigneur, est la justice, et à nous la confusion de face, en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem, et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où Tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus coupables envers Toi. Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs, et à nos pères, parce que nous avons péché contre Toi. » (Daniel 9:7-8).

 

Pourquoi? « Auprès du Seigneur, notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous avons été rebelles envers Lui. Nous n’avons pas écouté la voix de l’Eternel, notre Dieu, pour suivre Ses lois qu’Il avait mises devant nous par Ses serviteurs, les prophètes. Tout Israël a transgressé Ta loi, et s’est détourné pour ne pas écouter Ta voix. Alors se sont répandues sur nous les malédictions et les imprécations qui sont écrites dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre Dieu. Il a accompli les paroles qu’Il avait prononcées contre nous et contre nos chefs qui nous ont gouvernés, Il a fait venir sur nous une grande calamité, et il n’en est jamais arrivé sous le ciel entier une semblable à celle qui est arrivée à Jérusalem. » (Daniel 9:9-12)

 

Verset 14 : « L’Eternel a veillé sur cette calamité, et l’a fait venir sur nous; car l’Eternel, notre Dieu, est juste dans toutes les choses qu’Il a faites, mais nous n’avons pas écouté Sa voix. »

 

Maintenant, laissez-moi revenir à mon message. Il y a une grande différence entre l’angoisse et le souci, la préoccupation. Dieu m’a personnellement fait comprendre cela. Une préoccupation, c’est quelque chose… c’est le plus grand intérêt que vous prenez dans un projet ou une cause ou une préoccupation ou un besoin, quelque chose qui mobilise une grande part de votre attention, et qui généralement vient à travers un stimulus émotionnel. Vous savez, vous pouvez entendre parler d’une situation, comme nous avons entendu dimanche dernier parler de l’Afrique du Sud et des centaines de milliers d’enfants mourant du SIDA, et vous pouvez entendre ce que nous avons entendu de la bouche de la sœur Holder, cet après-midi, des milliers d’enfants qui meurent à Cocanada, en Inde, et vous pouvez être tout remué de l’intérieur en entendant cela. Vous pouvez ressentir une grande émotion et vous recevez un très lourd fardeau. Mais, mes amis, il y a une grande différence entre préoccupation et angoisse. Parce que, voyez-vous, vous pouvez vous lier à une cause, vous pouvez devenir tout excité à ce sujet ou au sujet d’un projet quelconque, vous pouvez en parler partout autour de vous, vous pouvez l’exposez publiquement en chaire, vous pouvez en faire la publicité, vous pouvez le soutenir, l’organiser, y consacrer beaucoup d’effort. Laissez-moi vous dire quelque chose : j’ai appris, au cours de toutes mes années, mes cinquante années de prédication, que si ce n’est pas enfanté dans l’angoisse, même si cela a été enfanté par le Saint-Esprit, à cause de ce que vous avez vu ou entendu des ruines, si cela ne vous conduit pas sur vos genoux, ne vous plonge pas dans un baptême d’angoisse où vous commencez à prier et à chercher Dieu… (David Wilkerson a la voix très émue).

 

Mes amis, cette église a été enfantée dans l’angoisse. Six mois d’angoisse, de larmes, dans une petite ville de Pennsylvanie, où le pasteur d’une petite église a crié : « Oh! Dieu, je suis sec et je suis vide. Tu as prévu pour moi plus que cela, et si c’est çà tout ce qu’est le Saint-Esprit, je n’en veux pas. » Il y avait un tel désespoir : semaine après semaine, j’invoquai le nom du Seigneur, confessant ma propre mort et ma stérilité. Et finalement je suis venu dans cette ville pour faire un tour à pied, à travers les rues, puis j’ai arpenté la 42ème rue, et je les ai vus en train de vendre une espèce d’héroïne, en criant : « J’ai le truc qui a tué Len. » 1 Et je me rappelle avoir été saisi par la désolation et cela ne m’importait guère les voitures qui passaient. Je me suis assis sur un escalier de secours sur le côté d’un immeuble et j’ai pleuré ! Et j’étais dans l’angoisse ! J’étais dans l’angoisse dans un endroit situé à quatre pâtés d’immeubles d’ici ! A Broadway ! (David Wilkerson élève la voix sur un ton de désespoir). J’ai versé des larmes, j’ai pleuré et j’ai gémi ! Je ne cherchais pas à avoir un ministère. Je ne cherchais pas à construire une église. Je ressentais la douleur de Dieu pour une ville en perdition ! (David Wilkerson crie de toute son âme.) C’était la même agonie que j’avais eue des années plus tôt quand j’ai démarré Teen Challenge. Et je n’ai jamais eu autre chose qui ait eu une quelconque valeur aux yeux de Dieu pendant mes cinquante années de ministère, et qui n’ait jamais été enfantée dans l’agonie. Jamais ! Jamais ! (David Wilkerson crie d’une voix très émue). Cela aurait été autrement purement charnel ! Charnel ! (David Wilkerson lance le mot en criant).

 

Mes amis, je me suis rendu dans le reste du monde, et j’ai entendu le cri de pasteurs morts et vides, certains battant leurs propres femmes comme des animaux, et j’ai entendu cette confession : « Cela fait des mois entiers que je n’ai pas prié. Cela fait six mois que je n’ai pas prié. » Et je sais que les sermons ne pourront rien y remédier ! Je sais que de nouvelles révélations ne feront rien, l’alliance n’y fera rien. Je le sais maintenant. Oh! Dieu, je le sais… Cela ne fera rien… à moins que je sois dans l’agonie, à moins que je sois dans l’agonie à ce sujet… (David Wilkerson pleure ouvertement, d’un cœur brisé).

 

Je prêche des sermons. Oh! Dieu, je prêche des sermons. Et j’ai dit : « Non, il est trop tard. Je n’ai pas beaucoup de temps. » Et tous nos projets, tous nos ministères, tout ce que nous faisons… Où sont les moniteurs d’écoles du dimanche qui pleurent sur les enfants dont ils savent qu’ils ne sont pas là et qu’ils vont en enfer? (David Wilkerson dit cela dans un cri d’agonie très poignant.)

 

Partout où je vais, quelqu’un a un projet, quelqu’un a un plan ou un rêve. C’est tout ce dont il s’agit. C’est une idée. Les gens ne viennent pas vers moi avec un cœur brisé, ils ne viennent pas vers moi après des heures passées à prier, jeûner et gémir. Il n’y a pas de cœur brisé. C’est juste une idée. J’en suis malade.

 

Voyez-vous, une vraie vie de prière commence à l’endroit de l’angoisse; c’est le lieu où des décisions qui vont être vitales pour le reste de votre vie, sont faites. Voyez-vous, si vous prenez la résolution dans votre cœur de prier, Dieu va venir et commencer à vous partager Son cœur. Il peut vous ouvrir Son cœur, et je vous le dis, il y a de la douleur dans Son cœur (David Wilkerson est animé d’une profonde peine qui se ressent dans sa voix émue.)

 

Mais voyez-vous, il y en a si peu qui entendent. Il va vous montrer la condition de l’Eglise. Il va vous montrer la condition de votre propre cœur, et Il va vous poser une question : « Qu’est-ce que cela te fait? Qu’est-ce que cela te fait? » (David Wilkerson pose la question sur un ton déchirant et pathétique).

 

Et ce serviteur angoissé a eu à prendre une décision. Maintenant, pour chacun de vous ici, il se peut que vous n’ayez pas à prendre une décision. Moi, je dois en prendre une. Ou bien vous vous levez de votre lieu d’angoisse et sortez des eaux du baptême d’angoisse, en disant : « Je ne peux gérer ça. Je peux à peine supporter une telle situation. Je n’en veux pas. Dieu, j’en ai assez. Je désire seulement être un chrétien ordinaire. Je ne veux pas porter ce genre de fardeau. Je ne veux plus avoir à pleurer sur ma famille. Je veux le saisir par la foi. » Voyez-vous, vous devez prendre une décision. Ou bien, vous vous cachez dans le lieu de la communion intime et là vous entendez Dieu vous dire : « Maintenant, tu vas porter Mon fardeau, tu vas être un instrument de restauration. Si tu t’attends à ce que quelqu’un d’autre soit un instrument de témoignage pour ta famille, et fasse le travail, tu te trompes. J’ai enflammé ton cœur. Je t’ai donné Mon cœur et J’ai déversé sur toi Mon angoisse et Je suis en train de te la faire ressentir et de te la partager, afin de t’amener sur tes genoux. Parce que c’est là que Je te donne des paroles de direction. » Et c’est ce qui s’est produit avec Néhémie. Il a fini par sortir des eaux de l’angoisse avec une parole claire que personne n’a pu rejeter. Il a amené une ville et une nation sur leurs genoux. Vous trouvez cela dans Néhémie, au chapitre 8. Voyez-vous, ou bien vous vous éloignez et retournez à votre passivité, en disant : « Je vais seulement être un chrétien ordinaire. Je ne veux pas entendre parler de pareille chose » - ou bien alors votre cœur commence à s’écrier : « Oh! Dieu, Ton nom est en train d’être blasphémé. On est en train de se moquer du Saint-Esprit. L’ennemi est sorti pour essayer de détruire le témoignage de la fidélité du Seigneur et quelque chose doit être faite, il n’est pas possible de ne pas le défier. »

 

Revenons à ces paroles : « Lorsque j’entendis que Jérusalem était en ruines, je fus dans la désolation et je pleurai. » Voyez-vous, s’il avait cru à cette théorie selon laquelle le besoin représente l’appel, savez-vous ce qu’il aurait fait? Il aurait dit : « Messieurs, si vous patientez juste un peu, je vais faire mes valises. Donnez-moi seulement un jour ou deux. C’est le type de défi qui correspond à mes besoins, j’aime cela. Allons-y, faisons-le. » Pas d’angoisse, pas de jeûne, pas de prière. Pas de brisement. Faisons-le simplement. Rien n’aurait été accompli. La muraille n’aurait jamais été reconstruite. Tout ce que vous essaierez d’accomplir sans ce baptême d’angoisse va échouer et tomber. Cela ne va pas marcher.

 

Voici ce qu’une sœur m’a écrit la semaine dernière : « Cher frère David, j’ai tellement faim du Seigneur. Je suis si fatiguée des réunions centrées sur le « comment faire ». C’est entièrement de la pacotille spirituelle. On m’a parlé d’une conférence pour femmes qui, semblait-il, allait être une grande expérience spirituelle. Alors je m’y suis rendue avec un groupe de sœurs. Il y avait quinze mille femmes. J’ai été horrifiée, le premier soir, lorsqu’ils ont ouvert la conférence avec un sketch comique. Ensuite tout est allé de mal en pis. Nous avions été bernés par les responsables. Il n’y a pas eu une seule prière. Pas une seule mention de la prière. Ce fut une farce et j’ai été encore plus vide que jamais. »

 

Prophètes, il est temps de vous insurger contre de tels responsables qui sont confortablement assis à Sion, mangeant, chantant leur musique, mais ne sont pas affligés de l’affliction de Joseph ! Ils n’agonisent pas dans la prière au sujet de la ruine qui est en eux, en Joseph, en Israël ! Ils n’agonisent pas, ils ne sont pas dans l’angoisse au sujet des conditions de l’Eglise ! De la comédie? Oui. Des chants joyeux? Oui. Des repas, la communion fraternelle, des bons moments ? Oui. Les larmes, l’angoisse, la prière, le jeûne? Non, non, non. Ca, nous ne le trouvons pas.

 

Mes amis, laissez-moi vous dire quelque chose : de ce baptême d’angoisse, il vient une chose merveilleuse qui survient à ceux qui sont disposés à s’y soumettre. C’est le fait de savoir de façon instantanée, urgente, la voix de Dieu. Instantanée. Voyez-vous, si vous n’avez pas derrière vous tout un historique de prière, si vous n’avez pas cette disposition à rechercher le cœur de Dieu, vous l’obtenez en Lui demandant. Il a dit qu’Il donnerait. « Je te donnerai, reçois. » C’est quelque chose que vous demandez : « Oh! Dieu, je veux faire un pas pour aller vers Toi. Je veux connaître Ton cœur. » Et lorsque vous commencez à chercher Sa face, vous Lui permettez de vous briser, de vous malaxer. Vous arrivez à cette communion avec le Seigneur, à partir de cette expérience. Voyez-vous, Dieu nous a appelés à vivre dans l’angoisse. C’est l’enfantement. C’est le sein maternel d’où naît quelque chose que Dieu est en train de préparer, que Dieu voulait accomplir et faire sortir des ruines. Que ce soit restaurer une famille ou autre chose d’autre, Il vous fera descendre dans ce baptême. Tout comme le baptême d’eau, vous émergez, vous sortez. Mais vous allez en sortir avec cette connaissance instantanée de la voix de Dieu. Parce que, voyez-vous, Néhémie, il avait jeûné, prié, il avait gémi et cela avait laissé des traces sur son visage. Et le roi l’a remarqué. Il était échanson. Et un jour, il a présenté le vin au roi et le roi lui a dit : « Pourquoi es-tu si triste? Pourquoi as-tu ce mauvais visage? » Néhémie n’a pas eu le temps d’aller répandre son cœur devant le Seigneur. Il n’a pas eu le temps à ce moment là de répondre : « Donne-moi trois jours pour jeûner et prier. » Non, il a eu une parole immédiate ! « Pourquoi as-tu mauvais visage? » Néhémie a répondu : « Je fus saisi de frayeur, alors j’ai prié le Dieu des cieux, et j’ai répondu au roi. » En d’autres termes, immédiatement il a prié, et immédiatement il a reçu la direction. CONNAÎTRE LA VOIX DE DIEU. Il y a des moments où vous ne saurez que faire, vous n’aurez pas le temps de vous précipiter dans les toilettes, vous devez entendre Sa voix : « Voici le chemin, marchez-y. » Instantanément.

 

C’est là le résultat glorieux d’un baptême d’angoisse. Seul le serviteur qui est disposé à porter le chagrin du Seigneur a l’autorité et le droit de rappeler à Dieu Ses promesses d’alliance. Nous prêchons l’alliance ici, mais seuls ceux qui connaissent Son cœur permettent à Dieu d’apporter la guérison à travers eux. Ceux-là ont laissé Dieu pénétrer en profondeur leur âme : « Oh! Dieu, je ne peux pas faire cela par mes propres forces, mais je ne vais pas laisser mes enfants descendre en enfer. Je ne vais pas laisser mon mari, ma femme se perdre. Oh! Dieu, je ne veux pas continuer à vivre dans cette mort. Je ne veux plus vivre dans cette tiédeur et cette froide indifférence. Oh! Dieu, change-moi. » C’est quand vous vous trouvez dans le désespoir devant Dieu, quand vous prenez la ferme résolution de Le chercher, c’est alors que vous avez le droit de rappeler à Dieu Ses promesses d’alliance. Voyez-vous, et je vais conclure dans quelques minutes, nous avons une nation, une Eglise aujourd’hui, pleines d’experts en diagnostics. N’importe qui peut vous dire ce qui ne vas pas dans l’Eglise aujourd’hui. Et maintenant, ils produisent des statistiques et des sondages. Ils peuvent par exemple vous dire combien de païens il y a en Chine, et ils vous donneront des statistiques et ainsi de suite. Mais dans tous ces livres, vous ne trouvez pas la plus légère référence à l’angoisse, aux larmes et au brisement – vous n’entendrez pas un seul mot à ce sujet, vous ne l’entendrez pas.

 

Comme pensée finale, je veux vous poser cette question : pourquoi Dieu a-t-Il partagé à Néhémie Son angoisse, parmi tous les autres hommes craignant Dieu qui appartenaient au reste d’Israël? Parce qu’il était un homme de prière. Il se trouvait déjà en prière. Maintenant, je veux vous dire quelque chose : je crois à la destinée, je crois que Dieu choisit des hommes, mais Dieu peut choisir un homme et ce dernier peut tout simplement avorter le plan de Dieu. Néhémie aurait pu dire : « Ecoute, j’ai davantage d’influence ici même, le roi m’écoute. Il est nécessaire que je reste ici. » Et Dieu, j’en suis sûr, l’aurait laissé choisir. Je suis d’accord avec vous que Dieu aurait levé quelqu’un d’autre. Non, Néhémie a dit : « Oh! Dieu, cela me pèse sur le cœur, révèle-moi Ton cœur. »

 

Je sais maintenant qu’il faudra bien plus que des prédications, plus que n’importe quelle révélation. Il n’y aura aucun renouveau, aucun réveil, à moins que nous ne soyons disposés à Le Laisser une fois de plus nous briser.

 

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas ce qui va survenir. Les autres pasteurs vous ont partagé ce que nous ressentons au sujet des temps très, très troubles et difficiles qui sont juste devant nous. Et ces choses vous sont annoncées non seulement de la chaire, mais aussi de la part des hommes politiques du monde entier. Mais je dois vous dire que Dieu m’appelle personnellement à un baptême d’angoisse. Je ne sais pas où j’en suis dans cet appel aujourd’hui même. Mais j’ai dit à Dieu : « Je n’irai pas. » – Il est prévu que j’aille à des conférences pour pasteurs en mai en Ecosse, au Pays de Galles, en Irlande, et ensuite à Mingston et dans le monde entier. Je m’y rends seulement deux ou trois fois par an. Mais j’ai dit au Seigneur : « Dieu, je ne vais plus y aller. Je ne vais pas accepter une autre réunion avant que je ne connaisse Ton angoisse en faveur des pasteurs. Je ne peux pas y aller seulement parce qu’il y a un besoin. Je ne peux y aller parce qu’on me réclame et que je suis accepté. Je veux… »

Quand je prêche quelquefois de cette manière et que tout devient si calme, j’ai l’impression que… Seigneur, j’ai voulu, dans le passé, que les gens soient heureux.

 

Mes amis, il se fait tard et les temps deviennent sérieux. Je vous en prie, ne me dites pas que vous vous sentez concernés. Ne me dites pas que vous voulez que vos bien-aimés qui ne sont pas sauvés le soient, quand vous passez des heures et des heures sur Internet ou devant la télévision. Soyez honnêtes.

 

Je ne sais pas comment conclure. Seigneur, aide-moi. J’ai le sentiment que sans doute ce n’est pas le cas pour toute l’assemblée mais qu’Il est en train de parler à certains d’une façon très spéciale. Il est en train de parler à votre cœur comme au mien. Peut-être que vous n’avez pas besoin de prière, mais je vous sollicite, j’ai besoin de vos prières.

 

Seigneur, j’ai juste à prier. Je ne sais pas quoi faire d’autre. J’ai prêché, Seigneur, ce que Tu as déposé sur mon cœur et je ne sais pas comment le conclure. Tu vas le conclure. Fais ce que Tu veux faire, Seigneur. Tu nous parles. Seigneur, je dois confesser que je ne suis pas ce que j’étais, je ne suis pas ce que je suis supposé être. Dieu, je n’ai pas Ton cœur, ni Ton fardeau. J’ai été léger, j’ai voulu rendre les choses faciles, je voulais juste être heureux ! Mais, Seigneur, la vraie joie vient du sein de l’angoisse. C’est là que se trouve la joie lorsque nous voyons les résultats de notre détermination à nous saisir de Ton cœur et qu’alors Tu nous donnes des directions, et qu’alors nous voyons des résultats durables – nous voyons une ville entière venir à la repentance. Et là Néhémie se lève et dit : « Maintenant, c’est le temps de se réjouir. Que la joie du Seigneur soit votre force! » Mais cette joie est venue de ce qu’ils avaient vu la victoire qui était issue de l’angoisse. Oh! Dieu.

Je ne suis pas en train de réprimander cette église. Je ne suis pas en train d’essayer de jeter la pierre sur personne. Mais, ô Dieu, si Tu le fais pour quelqu’un, fais-le aussi pour moi. Je veux que mon cœur soit de nouveau brisé. Seigneur, je veux que Tu m’introduises dans Ton cœur, et je veux ressentir les blessures et les besoins de ce peuple, afin que, lorsque je me tiens sur cette chaire, je prêche Ta pensée et Ton cœur.

 

Voulez-vous vous lever?

 

(David Wilkerson demande au groupe de louange de conduire l’assemblée dans un chant. L’assemblée entière entonne un chant très doux, et David Wilkerson chante aussi, d’une voix rauque mais avec des émotions profondes.)

 

Si vous êtes dans l’annexe, le Saint-Esprit est en train de vous parler. Descendez jusqu’à l’auditorium et rejoignez-nous ici. Ouvrez vos cœurs tandis que Dieu vous parle. Je ne sais pas ce qu’Il est en train de dire, mais Il est en train de vous parler. Vous avez besoin d’y répondre. Avancez vers le devant ici, et chantez une nouvelle fois, s’il vous plaît.

 

(L’assemblée entonne une deuxième fois le même chant.)

 

Néhémie, au chapitre 8. Il continue à parler. « Ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens pour faire comprendre ce qu’ils avaient lu. Lorsqu’ils furent placés, on lut dans le livre de la loi de l’Eternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée; et pendant un autre quart ils confessèrent leurs péchés et se prosternèrent devant l’Eternel, leur Dieu. » (Néhémie 8:8; 9:3)

 

Mes amis, voilà le résultat de ce baptême d’angoisse. Maintenant Dieu s’occupe de toutes les familles d’Israël, Il a affaire avec les princes, les dirigeants, et « Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple : Ce jour est consacré à l’Eternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. » (Néhémie 8:9).

 

Voyez-vous, cela résulte du fait qu’un homme a pris sur lui le cœur de Dieu. Ce résultat est d’avoir la joie ultime de voir Dieu accomplir Sa Parole et Ses promesses d’alliance dans votre vie. Rien de la chair ne vous donnera la joie – peu m’importent la somme d’argent, le nouveau genre de nouvelle maison que je peux avoir, il n’y absolument rien, rien matériellement, qui peut vous donner la joie. Cette joie ne vient que lorsque c’est le Saint-Esprit qui l’accomplit quand vous obéissez et prenez sur vous Son cœur. Il vous donne alors de connaître Sa voix, cette connaissance instantanée venant du fait que vous L’avez entendu vous dire : « Voici le chemin, marchez-y. » Et alors vient la merveilleuse joie de voir Dieu répondre à vos prières et construire une muraille autour de votre famille, construire les murs autour de votre propre cœur et vous rendre fort et imprenable devant l’ennemi. Dieu a accompli ce que nous avons désiré.

 

Ah, pourriez-vous lever les mains?

 

Référence: A Call to Anguish, message prêché par David Wilkerson le 15 septembre 2002, dans son église Times Square Church, à New York, aux Etats-Un




Ils se sont débarrassé de la Croix par David Wilkerson

3052011

Ils Se Sont Débarrassé de la Croix

Par David Wilkerson

Ils se sont débarrassé de la Croix par David Wilkerson david_wilkerson_id

« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde! » (Galates 6:14).

En ces temps sophistiqués, nous trouvons qu’il est dur de comprendre l’idolâtrie de l’Ancien Testament. C’est incroyable de lire que de personnes intelligentes étaient si aveugles jusqu’à faire des dévotions à des images de bois taillées, des pierres ou des métaux précieux.

 

Les Ecritures nous disent que les gens pénétraient dans la forêt et enlevaient un arbre de bois dur, le réduisant, le sciant en deux, et brûlaient la moitié dans leurs fours pour cuisiner et donnaient l’autre moitié à un tailleur pour le transformer en un petit dieu. La famille entière s’agenouillait devant cette image gravée et disait : « Ceci est mon Dieu, mon délivreur, mon libérateur, qui m’a sauvé. » Une telle idolâtrie est stupéfiante pour nous !

Cependant, c’était le péché d’idolâtrie qui fit tomber l’horrible courroux de Dieu sur son Peuple : cela le mettait en colère bien plus qu’aucun autre péché dans l’Ancien Testament, à tel point qu’Il a déclaré : « Les enfants ramassent du bois, Les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte, pour préparer des gâteaux à la reine du ciel, et pour faire des libations à d’autres dieux, afin de m’irriter. »

« Et toi, n’intercède pas en faveur de ce peuple, n’élève pour eux ni supplications ni prières, ne fais pas des instances auprès de moi; car je ne t’écouterai pas. Et je vous rejetterai loin de ma face » (Jérémie 7:18,16,15).

Ceci est la déclaration de Dieu contre l’idolâtrie dans l’Ancien Testament. Et, même encore, Il déteste autant l’idolâtrie de nos jours. Cela fait tomber sa colère sur n’importe quelle génération y compris notre génération moderne !

 

Il y a une Idolâtrie dans ces derniers jours de loin
pire que celle de l’Ancien Testament !

Une nouvelle idolâtrie est en train d’emporter l’Amérique en ce moment. Non, de nos jours, nous ne voyons plus de personnes s’agenouiller littéralement devant des images sculptées. Cette idolâtrie moderne au lieu de cela séduit des multitudes par sa subtilité et son raffinement. Néanmoins, cela met plus Dieu en colère qu’aucune autre idolâtrie de l’Ancien Testament !

Le Nouveau Testament nous avertit que des ministres qui apparaîtront comme des anges de lumière mais qui sont concrètement des ministres de Satan viendront dans les derniers jours. Ces hommes seront passionnés, capables de s’exprimer clairement, agréables et pleins de ressources. Mais ils seront manipulés par un esprit qui ne vient pas de Dieu !

« Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. » (2.Corinthiens 11:3-15).

Paul nous avertit que ces ministres démoniaques viendront :

« …si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou …un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé » (verset 4).

Pensez à ce que Paul est en train de dire ici. Dans les derniers jours, des prédicateurs viendront comme étant des hommes d’intégrité et de justice mais qui sont en fait des ministres sous l’influence de Satan lui-même ! Ils seront entièrement d’un autre Esprit, introduisant un autre Christ, un autre esprit, un autre Evangile.

Ceci semble choquant, mais c’est quelque chose pour lequel vous et moi devons nous préparer. Si tu es un chrétien vivant en Amérique, et que tu entendes des comptes-rendus sur des mouvements du Saint-Esprit à différents endroits du pays, tu dois faire attention et savoir où tu vas et par quel esprit cela repose. Si tu n’as pas de discernement; tu peux être entraîné vers une idolâtrie qui te détournera de la croix de Christ.

Je crois qu’aujourd’hui de multitudes de chrétiens sont dans une idolâtrie sans le savoir, ayant été séduits par des anges de lumière. Paul a vu cela commencer à apparaître à son époque même:

« Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. Non pas qu’il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! » (Galates 1:6-8).

Cet autre Evangile que Paul mentionne
est le message du salut sans la croix !

C’est la grande idolâtrie de nos jours. Il y a une foule de prédicateurs qui ont littéralement mis de côté le message de la croix de Jésus-Christ !

Soyez avertis : Peu importe ce que vous dit une personne à propos d’un grand « Réveil » ou d’une action du Saint-Esprit ayant lieu, peu importe combien de multitudes sont entraînées, ou à quel point leur louange est forte; le succès visible d’un ministère particulier n’a pas d’importance. Si la croix de Jésus-Christ n’est pas la porte par laquelle les gens viennent, vous pouvez être assurés que ce n’est pas une oeuvre de Dieu !

La croix avec ses exigences et son espoir est le véritable cœur de l’Evangile. Et quel que soit le culte, quelle que soit l’association, tout ce qui se nomme église n’est qu’une idolâtrie éhontée si la chose n’a pas la croix au centre. Une telle adoration est entièrement d’un autre esprit et Dieu n’aura rien à faire de cela. Sans la croix, tout ce qui reste est plaisanterie, un Evangile perverti, quelque chose venant des profondeurs de l’enfer: C’est une idolâtrie plus insultante envers le Seigneur que l’idolâtrie d’Israël !

Néanmoins, dans la plupart des églises où cet « Autre Evangile » est prêché les bancs sont remplis. Toutes les paroles sont chantées et prononcées. Les termes théologiques tels que sainteté, Saint-Esprit et la croix, sont mentionnés. Tout paraît bon et semble juste. Mais la réalité de la croix n’est pas présentée ! La crise de la croix, les orientations amenant la confrontation, sont complètement évitées. Et si un sermon sur la croix n’inclut pas la confrontation vis-à-vis du péché. Si cela ne vous emmène pas au moment décisif de la croix, ce n’est pas la véritable prédication de la croix ! Si j’allais prêcher sur les exigences de la croix dans beaucoup d’églises d’aujourd’hui, avec sa mort à toutes les convoitises et tous les plaisirs du monde, la foule s’enfuirait exactement comme elle l’a fait quand Jésus lui a dit que le sacrifice exigé était de le suivre.

Je devrais dire aux multitudes assises confortablement : « Dieu demande que vous faisiez face à vos péchés, que vous vous agenouilliez à la croix, que vous vous occupiez de votre méchanceté. » Au lieu de cela, ils déversent leurs énergies dans des réunions intelligentes, pleines d’art de mise en scène, d’illustrations dramatiques, de sermons sur la manière de s’occuper des problèmes de la vie.

En ce moment, on est en train de voir une génération entièrement nouvelle de ministres, jeunes, élégants, intelligents, assidus, d’hommes compétents, qui construisent d’énormes complexes, offrant tout aux gens, de la garderie au sauna, en passant par les salles de musculation.

Les fidèles peuvent maintenant rattacher l’amélioration de leur église à leurs divertissements, amusements, événements familiaux ou musicaux. C’est entièrement de la haute technologie, contemporaine et non agressive.

Je crois que Dieu ne prête même pas attention à un grand nombre de ces frêles tentatives d’attirer des âmes avec ces attraits modernes. Il semble avoir beaucoup de patience avec de tels efforts bien attentionnés et charnels pour promouvoir l’Evangile. Mais les ministres de ces Eglises auront des ennuis s’ils refusent d’avertir leurs gens d’abandonner leurs péchés !

Jérémie s’est lamenté :

« …Ils fortifient les mains des méchants, afin qu’aucun ne revienne de sa méchanceté… » (Jérémie 23:14). « S’ils avaient assisté à mon conseil, ils auraient dû faire entendre Mes paroles à Mon peuple, et les faire revenir de leur mauvaise voie, de la méchanceté de leurs actions »(verset 22).

Je dis à de tels ministres : « Ramenez la croix ou le sang des gens sera sur vos mains ! »

 

La seule chose que Dieu ne supportera jamais
est l’abandon de la prédication de la Croix !

Jésus dit : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12:32). Cet élévation de la terre que Jésus-Christ mentionne est sa crucifixion. Il a été élevé sur la croix devant le monde entier. C’est une image de Son grand sacrifice pour nos péchés.

Dieu s’est abaissé en portant Son regard sur un monde rempli de gens malades, liés et emprisonnés par les péchés, sur des maisons dévorées par la crainte et le désespoir, assaillies de doutes, sans paix, sans espoir ou sans repos, tâtonnant dans les ténèbres et la confusion. Et Il a envoyé Son propre fils. Ainsi Jésus est venu sur la terre, portant sur Lui la faiblesse physique de la chair humaine, et a proclamé à tout ceux qui voulaient écouter : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28).

C’est l’invitation de la croix : c’est un appel adressé à chaque âme malade dans ses péchés ! Jésus a lancé un appel à tous ceux qui étaient lassés du mensonge, de la tricherie, de l’adultère, de la dépression. Il disait : « Je sais que vous êtes fatigués de traîner partout vos chaînes, fatigués des nuits sans sommeil. Oui, le péché est un chef de corvée dur. Venez à moi maintenant avec tous vos lourds fardeaux. Il n’y a pas d’autres chemins que ma croix ! « Jésus est mort sur la croix non seulement pour pardonner les péchés, mais pour briser sa puissance écrasante sur nous !

Le péché fatigue la chair. Il nous rend faibles et malades. Il emporte petit à petit ce qui est bon, doux et précieux. Et il endurcit le cœur, anéantit la paix et amène la culpabilité, l’ennui et la honte. Il détruit les pensées de l’Esprit, affaiblissant et enténébrant l’âme, il amène la crainte. Il mène au scandale, disperse les familles, endurcit les enfants. Et il mène à la mort. Le pire de tout est que le péché coupe toute communion avec Dieu.

A environ cinq pâtés de maisons de l’église Time Square, il y a une longue avenue de magasins pornographiques. Quand vous observez les hommes entrant et sortant de ces magasins, vous voyez leurs épaules qui s’effondrent et la tristesse qui remplit leur regard. Ils sont esclaves, menés par leur convoitise. Ils n’obtiennent plus de plaisirs de leurs péchés. Ils sont écrasés, malades du péché, désespérés, sans espoir.

Bien aimés, l’Eglise de Jésus-Christ n’est pas un super club, ni un complexe de divertissement. C’est un hôpital pour âmes malades du péché. Quand les églises ne sont pas faites pour confronter les gens avec la croix, elles constituent un blasphème.

Je me rends compte que je fais quelques accusations très sérieuses en disant que beaucoup de ministres se sont débarrassé de la croix, que des multitudes de chrétiens sont dans l’adoration dans des églises qui pratique une grave idolâtrie, que beaucoup de chaires sont remplies par des hommes qui sont d’habiles agents de l’ennemi. Sur ce point vous pourriez vous demandez: « Que voulez-vous dire en disant qu’ils ont fait disparaître la croix ? »

Je ne veux pas dire que ces ministres ne se réfèrent plus au Jésus historique et à sa réelle crucifixion. Mais le fait est qu’il est possible de prêcher des sermons puissants sur la croix de Christ, en donnant des détails vifs, de parler de sa souffrance, du sang s’écoulant de Son côté percé, et de le faire avec des larmes, tendresse et passion et néanmoins de n’être toujours pas en train de prêcher la croix. Toutes ces magnifiques et merveilleuses choses peuvent être dites par des anges de lumière.

Il y a des années, j’ai écouté un sermon fait par un homme agnostique qui avait la charge des plus grandes églises, ici dans la ville de New York. Il avait écrit une série de livres sur Jésus. Personne ne pouvait parler de l’humanité, de l’amour et de la bonté de « ce prophète Jésus », comme il l’appelait, davantage que lui. Mais, il ne connaissait pas Jésus ! Jésus n’était pas Dieu pour lui.

S’il n’y a pas de confrontation avec la croix, si ses exigences ne sont pas mentionnées, si ces points critiques ne sont jamais prêchés, alors ce n’est pas la prédication de la croix !

Vous voyez, la croix est essentiellement une confrontation avec le style de vie de péché de l’homme. C’est pourquoi c’est une offense à toute personne qui a fait la paix avec ses péchés. Ainsi une telle personne dit : « Jésus a tout payé. Maintenant, j’ai la paix. Cependant, je marche dans l’entêtement de mon cœur. Je peux me réjouir. » Non ! C’est une fausse paix. Une paix maudite. Elle se trompe en croyant que son péché est couvert par le sang, même si elle refuse de l’abandonner ! J’ai failli pleurer en entendant récemment les paroles d’un ministre bien connu à la télévision.

Il disait : « Ne soyez pas trop ennuyé par vos péchés. La Bible ne parle pas beaucoup du péché, de toute façon ». Et cet enseignant chrétien passe à la télévision chaque semaine !

Quand Jésus dit : « Je suis le chemin » et « Je suis la porte », Il parle de la croix. Il dit : « Vous ne pouvez pas être sauvés; vous ne pouvez pas aller au ciel, à moins que vous n’entriez par le chemin de la croix ! » « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. » (Jean 10:1).

Le voleur et le brigand vous diront : « La repentance n’est pas nécessaire. Crois simplement ! Le chagrin divin n’est pas important. Aime ton voisin ! Ne te tourmente pas à propos de tes péchés. Dieu t’aime tel que tu es ! »

Une récente émission à la radio disait qu’une église à Los Angeles vient juste de nommer deux homosexuels comme pasteurs. Les pasteurs disaient : »Quiconque vient ici entre dans une merveilleuse communauté d’amour. » Non, c’est un « piège sentimental » ! Un piège sentimental tient le langage suivant : « Aussi longtemps que vous aimez, vous pouvez vous livrer à tout ce qui vous fait plaisir : homosexualité, drogues, alcool, adultère. Aimez seulement ! »

Jésus a dit : « Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. » (Luc 9:23) « Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple » (Luc 14:27).

Cela n’a pas d’importance à quel point ou avec quelle insistance votre théologie vous dit d’aimer. Jésus a dit qu’à moins que vous ne renonciez à vous-même et n’entriez par le chemin de la croix, vous ne pouvez être Ses disciples.

 

Laissez-moi vous montrer ce que je veux dire
par la confrontation de la Croix !

Considérez un homme qui en a assez de son habitude pécheresse et qui cependant tombe toujours plus profondément sous son contrôle. Il a promis lui-même des centaines de fois qu’il ne le ferait jamais de nouveau et, pendant un moment, il réussit à immerger de la tentation et se réjouit d’une mesure de liberté. Mais quelque temps après, cela revient avec une plus grande force.

Dorénavant, cet homme dissimule son péché, ment à son sujet, triche à cause de ce péché. Et ceci l’a conduit à un profond chagrin. Il ne s’en réjouit pas, mais il ne peut abandonner son péché. Il continue simplement d’y revenir.

L’homme sait qu’il devra se tenir devant le trône du jugement un jour, et il endure la vie craignant d’être découvert et l’objet d’un scandale. Son péché l’a vidé, enchaîné, trompé. Il l’a fait tombé dans une lassitude dans laquelle il peu difficilement exister. Il est au bout du rouleau.

Dans cet état triste, fatiguant, épuisant, le Saint-Esprit lui emmène cette parole :  » Il y a une sortie pour toi. Il y a un endroit de victoire, de paix, de joie, de nouveauté de vie. Accepte l’appel de Christ à courir vers lui et à trouver le repos. Va à la croix de Jésus-Christ ! »

Bien-aimés, quand vous vous agenouillez à la croix, vous n’entendrez pas une parole facile et douce en premier. Même si la croix est la seule porte vers la vie, vous allez entendre parler de la mort, la mort à chaque péché !

A la croix, vous affrontez la crise de votre vie. Et c’est ce qui est marquant dans tellement d’églises. La prédication de la croix amenant une crise par rapport au péché, à la volonté, réprimandera avec amour mais en affirmant fermement les conséquences qui se produiront si vous continuez dans votre péché: « Renoncez à vous-même, embrassez la mort de la croix, suivez-moi ! »

 

Laissez-moi vous parler de la signification du
renoncement et de la vraie repentance

La repentance signifie beaucoup plus que dire : « Seigneur, j’ai tort », cela signifie aussi dire : »Seigneur, tu es juste ! ».

Se repentir, c’est faire face aux conséquences de la continuation dans le péché. Cela signifie faire face, une fois pour toute, à la vérité sur votre péché. Il doit prendre fin maintenant. C’est un moment critique de vérité. Un endroit d’aveu où vous admettez : « Je ne peux pas continuer dans mon péché et avoir le Saint-Esprit en moi. Je suis en train de tout perdre. Seigneur, tu as raison à propos du péché qui produit la mort en moi. Je vois que si je continue dans le péché, cela va me détruire, moi et ma famille. Je sais que je suis dans l’erreur. Oh ! Dieu, je rejette toutes mes excuses pour mon péché !

Exprimé simplement, la repentance est une confrontation avec votre péché. La bataille est livrée avant que vous n’ayez la croix. Cela ce met en place pendant que le Saint-Esprit s’occupe de vous !

Il en est de même du renoncement. En bref, le renoncement est une confrontation qui déclare la chose suivante : « Le péché prend fin aujourd’hui, maintenant, sur ce point ! » Contrairement à ce que beaucoup de « prédicateurs du réconfort » disent, le reniement de soi n’est pas un quelconque mal de tête que vous devez supporter, ou une quelconque infirmité de votre chair. Quand Paul dit : »Je meurs tous les jours, il veut simplement dire : « J’ai conclu que je dois nier que je peux continuer dans le péché et avoir encore la faveur de Christ. Je n’ai pas de dérogation spéciale de Dieu parce que je fais du bon travail et que je suis donc autorisé à garder un péché favori. Non ! Je suis en plein accord avec la Parole de Dieu. Et je renie tous les droits que j’ai de continuer dans le péché ! »

La glorieuse vérité de l’Evangile est que si nous mourons avec Jésus, alors nous héritons la gloire de la résurrection et de la nouveauté de vie. Sa croix est notre croix, sa mort est notre mort, et sa résurrection est notre résurrection, à travers notre identification et notre union avec Lui. C’est la véritable croix que nous portons.

Pourtant c’est là la croix que beaucoup de soi-disant ministres de l’Evangile ont démolie. La véritable croix n’est pas seulement faite de jolis mots décrivant la souffrance et l’écoulement du sang de notre sauveur au Calvaire. Non – la véritable signification de la croix, c’est que Jésus a saigné et est mort pour amener nos âmes malades du péché vers une liberté glorieuse afin de briser toute chaîne du péché qui nous lie !

Je ne voudrais pas prêcher à une foule de gens qui n’ont jamais été confrontés à leurs péchés, et qui ont essayé d’hériter le royaume d’une quelque autre façon. C’est la condition d’une multitude de soi-disant chrétiens d’aujourd’hui. Le péché ne leur est jamais prêché comme étant extrêmement honteux. C’est simplement un mot n’ayant aucune puissance ou aucune conviction derrière.

Jésus lui-même est la Parole de Dieu et quand une personne se repent, elle se met en accord avec les paroles de Jésus concernant le péché. Ainsi, quand la Bible dit : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » (Proverbes 28:13), le cœur vraiment repentant s’accorde avec les paroles suivantes : « En effet, Seigneur, si je continue dans mon péché, cela me détruira ! »

Laissez-moi revenir ici à l’homme malade de ses péchés que je vous ai décrit tout à l’heure. Cet homme maintenant tombe brisé et blessé au pied de la croix. Il hait son péché, se mettant en accord avec la Parole qu’il ne peut continuer un autre jour dans son péché. Mais il se sent impuissant. Et il craint de retomber dans ses habitudes à n’importe quel moment.

Cependant Jésus, celui qui a porté nos péchés, s’agenouille à côté de lui et lui dit de regarder vers la croix vide. Jésus lui dit : « Ami, tu es d’accord avec ma Parole au sujet du besoin de confesser et d’abandonner tes péchés. Maintenant, tu dois être en accord avec ma Parole au sujet de ma croix qui est devenue ta croix. Oui, cela signifie que ma mort est ta mort. Mais cela veut dire aussi que ma résurrection devient ta résurrection, ma victoire sur la domination du péché devient ta victoire sur le péché !  »

Comme cet homme, nous aussi nous sommes à la croix – malades à cause de nos péchés, fatigués de notre fardeau. Nous avons été confrontés à notre péché, et nous savons que nous ne pouvons pas continuer à nous y adonner. Et maintenant, nous lisons en Romains 6, à propos du « baptême dans la mort de Jésus-Christ » et du fait d’être ensevelis ensemble avec lui dans la conformité avec sa mort : « J’ai été crucifié avec Christ… »(Galates 2:20). « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (5:24).

Nous poussons un cri : « C’est ce que je veux ! Je veux mourir au péché – crucifier tous mes désirs charnels. Mais, Seigneur, comment puis-je le faire ! Comment puis-je obtenir la victoire de Jésus dans ma vie ? Qu’est-ce qui me délivrera de ce tourbillon du péché et de la confession, du péché et encore la confession ?  »

Si vous êtes comme moi, votre première envie est probablement de serrer les dents et d’essayer de vous délivrer vous-même. Quand j’étais un jeune ministre en Pennsylvanie, je lisais la vie d’hommes de Dieu qui avaient mené des styles de vie très simples ; et cela semblait être la réponse pour moi. A ce moment-là, je connaissais un ministre qui était un vrai héros pour moi, un homme qui parlait avec une grande autorité. Il menait une vie de simplicité totale, vivant dans une petite chambre et possédant une seule tenue.

C’est ce que je pensais que le renoncement signifiait : un style de vie simple. Je pensais : « Seigneur, c’est ce que je veux. Je pourrais être une forteresse pour toi. Si seulement je vidais mes placards et jetais tout sauf un vêtement ou deux. Je pourrais vendre ma voiture et en avoir une pas chère. Je pourrais acheter une vieille maison pas jolie. Je pourrais abandonner le steak et manger de la viande hachée à la place. Je pourrais servir d’exemple grandiose en n’ayant aucun désir pour aucune chose matérielle sur terre ! »

En réalité, je disais : « Si je pouvais seulement souffrir assez, si je pouvais juste contrôler ma chair et être un ascète, je pourrais servir le Seigneur dans une véritable puissance ».

Mais peu de temps après, mon héros a commencé à enseigner de fausses doctrines – et il a détruit beaucoup de vies à cause de cela. C’est alors que le Seigneur m’a dit : « Ce n’est pas la clé principale de la victoire, David. La victoire n’est pas tienne – elle est mienne ! »

Bien-aimés, c’est à ce point très fort que Jésus vient à nous et dit : « Maintenant, prends ma main et suis-moi – dans ma mort, mon enterrement, ma résurrection. Observe la croix. Serre-la. Et accroche-toi à ma victoire ! C’est là l’endroit où votre crucifixion à la chair a pris place. Tu as déjà été crucifié sur la croix par la foi ! »

Oui, la mort en Jésus-Christ est un acte de foi. Nous devons nous « considérer » nous-mêmes comme morts au péché et vivants en Dieu à travers notre Seigneur Jésus-Christ. Quand Paul dit qu’il veut connaître Christ dans la puissance de Sa résurrection et la communion avec Ses souffrances, il est en train de parler de la résurrection – et la résurrection de Christ – pas de la sienne ou de celle de quelqu’un d’autre !

 

A la Croix, Jésus a détruit la puissance
déterminante du Péché

Maintenant, comment obtenir la victoire et la puissance de Jésus dans notre propre vie ? Comment nous approprier sa résurrection et sa vie nouvelle ?

Tout d’abord, laissez-moi vous demander : comment savez vous que nous sommes sauvés ? C’est seulement par la foi, bien sûr. La Parole de Dieu déclare que nous devons nous considérer nous-mêmes comme vivants envers Dieu. La connaissance de notre salut vient de notre foi seule en la Parole de Dieu.

De même, nous devons prendre la croix, nous saisir d’elle et recevoir la victoire par la foi dans la puissance du sang de Jésus qui a coulé et qui nous donne la victoire. Nous devons admettre : « Dieu, je n’ai aucune puissance. Je nie ma capacité à me délivrer moi-même. Je nie pouvoir me crucifier moi-même ou avoir un quelconque pouvoir sur le péché. J’abandonne tous mes efforts propres pour mourir au péché ! »

Par la foi, nous sommes « en Christ » – et maintenant, nous devons jouir des bénéfices de tout ce qu’Il a accompli. Vous voyez, dès l’instant même où nous sommes nés de nouveau, nous sommes en Christ – et cela signifie que nous entrons dans tout ce qui est arrivée à Christ, ce qui inclut Ses victoires, aussi bien que Sa crucifixion. Ainsi, si nous sommes d’accord avec la Parole de Dieu que nos péchés sont excessivement mauvais, nous pouvons aussi être d’accord avec les bonnes choses que la croix nous offre aussi. Elles sont à nous – parce que Jésus les a toutes accomplies pour nous !

Par exemple, la Parole de Dieu dit que, une fois que nous avons embrassé la croix, nous sommes crucifiés avec Lui en nouveauté de vie. Le péché n’a plus aucun pouvoir sur nous. Nous pouvons tout faire à travers la force de Christ. Nous sommes rendus libres. Nous pouvons céder nos corps au service du Seigneur et offrir nos membres comme des instruments de justice.

Parfois, nous pouvons trébucher à travers tout ce chemin, à cause de l’incrédulité. Mais vous pouvez vous en remettre à la vérité pour que l’ultime victoire soit à vous – parce que vous pleurez : « Seigneur, je vais Te faire confiance jusqu’à que la victoire vienne! »

Je remercie Dieu pour la Croix de Christ – et je remercie Dieu pour cette crise. Je sais par expérience que la plus grande grâce que j’aie de prêcher au monde est la prédication de la croix !

Et ainsi, je vous demande : avez-vous eu votre crise de la croix ? Qu’en est-il au sujet de votre condition de péché actuelle ? Qu’en est-il de cette forteresse dont vous attendez d’être délivrés ?

Il y a la délivrance pour vous aujourd’hui. Mais elle ne viendra pas à moins que tu ne t’agenouilles devant Jésus et que tu n’expérimentes ta crise pour Sa croix. C’est seulement à la croix que s’achève le péché. C’est à ce moment que vous devez être d’accord avec Sa Parole : « Je ne peux plus continuer dans mon péché, pas une heure de plus. Ô, Dieu, j’en suis fatigué, je te l’amène maintenant ! »

Cher saint, un jour, parce que tu as entendu et reçu le message de la croix, nous nous verrons au jour de la résurrection et nous nous réjouirons. Nous nous embrasserons et dirons : « Merci Dieu pour la croix ! Merci Dieu de ce que nous avons été confrontés à nos péchés, et de ce que Tu nous as dit que nous ne pourrions pas nous en débarrasser. Jésus nous a aimés assez pour nous emmener dans Sa mort, Son ensevelissement et Sa résurrection, et pour nous amener à une vie nouvelle – pour toute l’éternité. Alléluia ! »

Pour finir, je remercie Dieu pour tous les ministres de Christ qui continuent à proclamer franchement l’Evangile de la croix. Ils sont un rempart contre l’idolâtrie du péché dans ces derniers temps !²







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